Famille de Saint Gilles

Extrait

Chevaliers de Saint-Michel

Olivier de Saint-Gilles, seigneur de Perronnay, de Cotillé, du Gage et de la Saudraye, fut nommé chevalier de l’ordre de Saint-Michel le 15 décembre 1587 et fut reçu par le baron de la Hunaudaye, chevalier du même ordre [(titres de cette maison)]. Il étoit né vers l’an 1543 et s’attacha d’abord au roy de Navarre, qui le fit l’un de ses gentilshommes servans le 14 juin 1560. Il vivoit encore en 1595. [Il étoit fils de Gilles de Saint-Gilles, seigneur de Perronnaye, et de Jeanne Raton. Ses armes d’azur semé de fleurs de lys d’argent.]

Olivier de Saint-Gilles épousa 1o Gillette Aubault ; 2o en 1583 Jeanne de Tournemine, fille de Pierre, seigneur de Camsillon, chevalier de l’ordre du roi, et de Renée de Rieux. Il reçut d’Henri IV une lettre datée du 31 octobre 1590 et dont la suscription était A. M. de Perronnay, chevalier de mon ordre. « M. de Perronnay. Le sieur de la Hunaudaie m’a faict entendre les bons services que vous me faictes par delà mesmes en la charge que vous avès en sa compaignie de mes ordonnances, chose qui m’est fort agréable ; et vous ay bien voulu tesmoigner le contentement que j’en ay, et vous asseurer qu’en continuant, comme je vous prie de faire, je recognoistray vos dicts services, s’en offrant quelque bonne occasion, etc. ». Une autre lettre du même roi en date du 3 mars 1592 nous apprend qu’Olivier de Saint-Gilles servait à cette époque auprès du prince de Dombes. Enfin deux autres messages royaux, des 12 novembre 1596 et 28 septembre 1597, le convoquèrent aux États de Bretagne (Lettres missives, Archives de la famille de Perronay).

Louis de Saint-Gilles, seigneur du Gage, commandant la noblesse du ban et arrière ban de l’évêché de Dol, fut admis à ce qu’il paroit dans l’ordre de Saint-Michel avant la réforme de 1665, et on trouve son sceau entouré du collier de cet ordre à deux certificats qu’il donna le 27 juin 1689 et le 30 avril 1705 [comme chef de l’arriere ban (originaux communiqués par messieurs de Saint-Pair, gentilshommes bretons). On ignore sa filiation. Ses armes d’azur semé de fleurs de lys d’argent].

Un petit-fils d’Olivier de Saint-Gilles porta le prénom de Louis. Mais ce Louis, qui était fils de René, seigneur du Gage, et de Jacquemine du Breil, ne vivait plus à la réformation de la noblesse, en 1671 ; et sa veuve Catherine Le Chauff, dame de la Bourgonnière, est désignée comme tutrice de ses enfants mineurs dans l’arrêt rendu par les commissaires en faveur de cette famille.

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Réformation de la noblesse (1668-1671)

Evènements (6 notices)

  • Arrêt de maintenue en la Chambre : samedi 16 mars 1669 (2 notices). Pour René-Nicolas de Saint-Gilles, sieur de Peronnay et de Romillé, etc.
    • Archives départementales du Morbihan, 1 J 1003, "Livre du Botcol", p. 168-169.
    • Archives départementales du Finistère, 32 J 2, "Livre de Kerézellec", p. 47.
  • Arrêt de maintenue en la Chambre : jeudi 13 juin 1669 (2 notices). Pour Julien de Saint-Gilles, sieur de Ville-Clerc.
    • Archives départementales du Morbihan, 1 J 1003, "Livre du Botcol", p. 301.
    • Archives départementales du Finistère, 32 J 2, "Livre de Kerézellec", p. 47.
  • Comparution : vendredi 27 février 1671 (1 notice). Pour René de Saint-Gilles, sieur du Gage-Perronnay, et Louis de Saint-Gilles, sieur de Beaumanoir.
    • Bibliothèque de Rennes Métropole, Ms 516, p. 446.
  • Arrêt de maintenue en la Chambre : lundi 16 mars 1671 (3 notices). Pour René de Saint-Gilles, sieur du Gage-Perronnay, et Louis de Saint-Gilles, sieur de Beaumanoir.
    • Archives départementales du Morbihan, 1 J 1003, "Livre du Botcol", p. 597.
    • Archives départementales du Finistère, 32 J 2, "Livre de Kerézellec", p. 47.
    • Bibliothèque de Rennes Métropole, Ms 516, p. 446.