Famille de Nevet

Extrait

Chevaliers de Saint-Michel

Le sieur de l’Escoublière assista aux États tenus à Rennes le 30 mars 1573 ; et il est qualifié chevalier de l'ordre du roi dans le procès-verbal en date de ce jour (Registre du greffe des États de Bretagne, copie, Bibliothèque nationale). Nous connaissons quatre paroisses différentes, Augan, Trébédan, Caulnes et la Tillière, sur le territoire desquelles était située une terre de l’Escoublière ou Lescoublière, et neuf familles qui ont possédé une seigneurie de ce nom : les de Nevet, de Lescouble, Le Felle, Jocet, le Paigné, Larcher, de Lambert, Bertho et de Bouan. Dans ces conditions, il est bien difficile de déterminer à quelle famille il convient d’attribuer ce seigneur de l’Escoublière. S’il nous fallait cependant choisir un nom, nous nous arrêterions, comme au plus vraisemblable, à celui de Nevet.

Jacques de Nevet, baron de Nevet, seigneur de Lezargant, de Pouldavi, de Trégonguen, de Launay, de Beaubois, etc., gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, capitaine de 50 hommes d’armes, gouverneur du Faou et de Douarnenez, est qualifié chevalier de l'ordre du roi dans un acte du 26 août 1614 (Blancs-Manteaux, copie, Français 22343, folio 265). Cet acte avait pour but de nommer un procureur qui devait recevoir en son nom la somme de 3.500 livres tournois, montant des frais faits par lui en sa garnison de Douarnenez. Il avait en effet nourri, soldé et entretenu en l’île de Douarnenez pour le service de Sa Majesté une garnison de 60 hommes de pied « depuis le commencement des troubles ». Le même volume du fonds des Blancs-Manteaux contient le rôle de cette compagnie dont Jacques du Fou, seigneur de Logan, était lieutenant. La somme de 3.500 livres devait en même temps « lui donner le moïen de faire le licenciement (de ses hommes) après la réduction de Blavet en l’obéissance de Sa Majesté ». Le baron de Nevet fut tué à Rennes en 1616, « le jour de Saint-Simon et Saint-Jude », par Thomas de Guémadeuc, chevalier de l'ordre du roi, à la suite d’une querelle de préséance pendant la tenue des États de la province. Il était fils de Claude de Nevet, gouverneur de Quimper, et d’Elisabeth d’Acigné ; et il épousa Françoise de Tréal, dame de Beaubois, fille de Christophe et de Françoise de Quellenec. Armes d’or au léopard morné de gueules.

Jean, baron de Nevet, fils du précédent, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, est qualifié chevalier de l’ordre du roi dans un recueil de généalogies composées sur les arrêts de la Réformation de 1668 (Bibliothèque de l’Arsenal). Il épousa en octobre 1629 Bonaventure du Liscoët, dame de Kergoaulleau.

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Réformation de la noblesse (1668-1671)

Evènement (2 notices)

  • Arrêt de maintenue en la Chambre : mercredi 20 mars 1669 (2 notices).
    • Archives départementales du Morbihan, 1 J 1003, "Livre du Botcol", p. 172 .
    • Archives départementales du Finistère, 32 J 2, "Livre de Kerézellec", p. 40 .