Famille de la Moussaye

Extrait

Chevaliers de Saint-Michel

Amaury de la Moussaye, seigneur de Carcouët, de Launay au Grand, de la Villeauléon, etc., est qualifié chevalier de l’ordre du roy dans un acte du 20 août 1617 [(original, titres de cette famille)] ; il ne vivoit deja plus en 1632. [Il étoit fils de Jean de la Moussaye, chevalier, seigneur de Carcouët, et de Jaquemine Poulain. Ses armes fretté d’or et d’azur de 6 pièces.]

Julien de la Moussaye, seigneur de la Folinaye, de la même famille qu’Amaury qui précède, fils de François et de Françoise de Roudière (?), est qualifié chevalier de l'ordre du roi dans un recueil de généalogies composées sur les arrêts de la Réformation de 1668 (Bibliothèque de l’Arsenal). Il vivait vers la fin du XVIe siècle et épousa Perrine Gouyon.

Jean de la Moussaye, seigneur de la Villeauléon, de Carcouët, de Carmoran, d’Andilly, de Boisménard, de Launay-Ruault, etc., chambellan, maître-d’hôtel et premier gentilhomme de la chambre du duc de Lorraine, colonel d’un régiment d’infanterie à son service et d’un régiment de cavalerie entretenu pour le service du roy, et gouverneur de Pont-à-Mousson, fut reçu chevalier de l’ordre de Saint-Michel en 1625 [(production faite devant les commissaires de la noblesse de Bretagne le 27 mars 1669 par Amaury Charles de la Moussaye, seigneur de Carcouët, et par François Amaury de la Moussaye son fils aîné, vicomte de Saint Denoual)], et on le trouve en conséquence qualifié chevalier de l’ordre du roy dans plusieurs actes des 2 septembre de la ditte année, 11 août 1626 et 27 décembre 1632 ; de plus, par un procès-verbal fait ledit jour, 2 septembre 1625, devant un commissaire de la cour du parlement de Bretagne à la requête dudit Jean de la Moussaye et d’Amaury de la Moussaye, son frère (cité plus haut), seigneur de Carcouët, il fut ordonné que « leurs armes seroient pourtraictées sur la lizière et ceinture de l’église paroissiale de Plestan (où étoit situé Carcouët) et qu’autour des escussons, il seroit mis le coliier de l’ordre Sainct Michel pour marque de la quallité de chevallier dont lesdits seigneur de Carcouët et de la Ville au Léon et leurs prédécesseurs[1] ont esté honorez par les roys de France et anciens ducs de la province de Bretagne » [(originaux, titres de cette maison)]. Ledit seigneur de la Villeauléon, né en 1586, s’établit à la Cour de Lorraine où il fut honoré des places les plus distinguées. Il se qualifie premier gentilhomme de la chambre de Son Altesse de Lorraine et capitaine de 100 hommes d’armes aux armées de l’Empereur, le 2 septembre 1625 ; chambellan de Son Altesse le 11 août 1626 ; maitre d’hôtel de monseigneur le duc de Lorraine et colonel des compagnies de gendarmes pour le service du roy le 27 décembre 1632. Il commanda un corps d’armée sur les frontières d’Alsace, et le roy Louis XIII ayant passé avec luy des articles de capitulation fort honorables, le nomma ensuite colonel d’un régiment de cavalerie entretenu sur le pied des troupes étrangères le 1er août 1635, et luy donna le gouvernement de Pont-à-Mousson. Il mourut dans l’intervalle des années 1653 et 1660. [Il étoit fils de Jean de la Moussaye, chevalier, seigneur de Carcouët, et de Jaquemine Poulain. Ses armes comme cy devant.]

Jean de la Moussaye épousa en 1630 Marguerite-Philippes du Val-Francouet.

Notes

  1. Une astérisque renvoie à une note en bas de page : cela ne peut pas s’entendre de l’ordre de Saint-Michel puisque ce sont les deux seuls qui en ayent été décorés, mais vraisemblablement de l’ordre des ducs de Bretagne.
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Réformation de la noblesse (1668-1671)

Evènement (2 notices)

  • Arrêt de maintenue en la Chambre : mercredi 23 janvier 1669 (2 notices).
    • Archives départementales du Morbihan, 1 J 1003, "Livre du Botcol", p. 124-125 .
    • Archives départementales du Finistère, 32 J 2, "Livre de Kerézellec", p. 40 .