Famille de Liscoët

Variantes : Liscoët (du)

Extrait

Chevaliers de Saint-Michel

Yves du Liscoët, seigneur du Liscoët, du Parc, des Planches, du Bois de la Roche, etc., gentilhomme ordinaire de la chambre du roy, maréchal de ses camps et armées, capitaine de 50 hommes d’armes de ses ordonnances et gouverneur de Quintin, admis dans l’ordre de Saint-Michel sous Henri III ou, au plus tard, sous Henri IV, au commencement de son règne, est rappelé sous le titre de chevalier de l’ordre du roy dans un acte du 29 may 1619 postérieur à sa mort [(titres de cette maison)]. Il avoit été nommé successivement gentilhomme de la chambre du roy le 24 avril 1586, capitaine de 50 lances le 26 mars 1590, maréchal de camp le 19 novembre 1593, et le maréchal d’Aumont l’avoit choisi le 11 septembre précédent pour commander et régler en son absence les troupes de l’armée de Bretagne comme estant (dit ce général) un personnage d’honneur et de qualité dont la valeur et l’expérience éstoient connus à tout le royaume. Il fut tué au mois de novembre 1594 en assiégeant le fort des Espagnols dans la paroisse de Crozon ou Crodon près Brest. Philippe de Maridor sa femme fut dame d’honneur de la duchesse de Bar, sœur du roy Henri IV. [Il étoit fils de Charles du Liscoët, seigneur du Liscoët, et de Françoise de la Bouëxière. Ses armes d’argent à un chef de gueules chargé de sept billettes d’argent, posées 4 et 3.]

Pendant les guerres de religion, où il joua un rôle si actif dans le parti du roi, Yves du Liscoët eut la main droite coupée par un prêtre ligueur qui s’était d’ailleurs fait remarquer déjà par la violence de son caractère et le désordre de ses mœurs. Tous les historiens ne sont pas d’accord pour déterminer le lieu de cet accident. Dom Morice raconte que ce fut en passant dans un chemin creux qu’Yves du Liscoët eut la main coupée (Preuves III, colonne 1633) . Dans le même volume (colonne 1719), il dit que ce malheur lui arriva à la prise du château de Kerousy, en novembre 1690. Enfin, une note sur le sac de Carhaix (au fonds des Blancs-Manteaux) affirme que ce fut en cette affaire qu’Yves du Liscoët perdit la main droite. Il se fit faire une main de fer à ressort, dont il empoignait son sabre ».
Nous ne reviendrons pas sur le pillage de Mesarnou par Yves du Liscoët. Les détails de cette aventure sont dans toutes les mémoires. M. Le Men en a longuement parlé en publiant dans la Revue de Bretagne et de Vendée l’inventaire des nombreuses richesses de ce château qui furent pillées en cette circonstance. Ce fut une grande trahison et un véritable brigandage. Yves du Liscoët n’avait même pas à alléguer le prétexte des inimitiés de partis, puisque M. de Parcevaux, seigneur de Mesarnou, était devenu aussi bon royaliste que lui.
Philippe de Maridor, sa femme, était fille d’Olivier et d’Anne de Matignon, sœur du Maréchal de ce nom.

Benjamin du Liscoët, seigneur et marquis du Liscoët, du Quergouët, de Bouair, de Courgady et du Rosserff, vicomte des Planches, gentilhomme ordinaire de la chambre du roy, qualifié chevalier de l’ordre du roy dans un titre original du 21 juin 1616 [(titres de la maison de messieurs de Gencien d’Erigné)], vivoit encor en 1634. [Il étoit fils d’Yves du Liscoët, seigneur du Liscoët, chevalier de l’ordre du roy, et de Philippe de Maridor, dame d’honneur de la duchesse de Bar. Ses armes comme cy devant.]

Benjamin du Liscoët épousa en 1603 Anne de Coëtrieu, sœur et héritière de Guillaume, chevalier de l'ordre, fille de Rolland et de Françoise de Quelen. Il mourut en 1645 et sa veuve en 1648 (Pièces originales de Coëtrieu, Bibliothèque nationale).

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Réformation de la noblesse (1668-1671)

Evènements (8 notices)

  • Comparution : mercredi 5 décembre 1668 (1 notice).
    • Bibliothèque de Rennes Métropole, Ms 516, p. 369 .
  • Comparution : mardi 11 décembre 1668 (1 notice).
    • Bibliothèque de Rennes Métropole, Ms 516, p. 369 .
  • Déboutement contradictoire : samedi 8 juin 1669 (1 notice).
    • Bibliothèque de Rennes Métropole, Ms 516, p. 369 .
  • Requête auprès de la Chambre : jeudi 3 juillet 1670 (1 notice).
    • Bibliothèque de Rennes Métropole, Ms 516, p. 369 .
  • Arrêt de maintenue en la Chambre : mercredi 7 janvier 1671 (3 notices).
    • Archives départementales du Morbihan, 1 J 1003, "Livre du Botcol", p. 564 .
    • Archives départementales du Finistère, 32 J 2, "Livre de Kerézellec", p. 36 .
    • Bibliothèque de Rennes Métropole, Ms 516, p. 369 .
  • Comparution : jeudi 12 février 1671 (1 notice). Pour Philippe-Armand et Guillaume du Liscoët.
    • Bibliothèque de Rennes Métropole, Ms 516, p. 434-435 .
  • Arrêt de maintenue en la Chambre : vendredi 6 mars 1671 (3 notices). Pour Philippe-Armand et Guillaume du Liscoët.
    • Archives départementales du Morbihan, 1 J 1003, "Livre du Botcol", p. 588 .
    • Archives départementales du Finistère, 32 J 2, "Livre de Kerézellec", p. 36 .
    • Bibliothèque de Rennes Métropole, Ms 516, p. 434-435 .
  • Comparution : samedi 7 mars 1671 (1 notice). Pour Yves du Liscoët, sieur de Coëtmen, et Olivier-Jacques son fils.
    • Bibliothèque de Rennes Métropole, Ms 516, p. 485 .
  • Arrêt de maintenue en la Chambre : mardi 24 mars 1671 (3 notices). Pour Yves du Liscoët, sieur de Coëtmen, et Olivier-Jacques son fils.
    • Archives départementales du Morbihan, 1 J 1003, "Livre du Botcol", p. 606 .
    • Archives départementales du Finistère, 32 J 2, "Livre de Kerézellec", p. 36 .
    • Bibliothèque de Rennes Métropole, Ms 516, p. 485 .