Famille de Kerveno

Variantes : Kervenno (de), Querveno (de)

Extrait

Chevaliers de Saint-Michel

Vincent de Kervéno, baron de Kerveno, seigneur de la Guerche, de Baud et de Kerlan, commandant la noblesse du ban et arrière ban du diocèze de Vannes dès l’an 1558 et encore en 1572, fut admis dans l’ordre de Saint-Michel sous Charles IX, et on le trouve qualifié chevalier de l’ordre du roy dans un acte du 5 novembre 1572 [(original, titres de messieurs du Bahuno en Bretagne)] et dans le procès-verbal de réformation de la Coutume de Bretagne du 16 octobre 1580 où il comparut comme député de la noblesse du diocèse de Vannes [(Coutumier général, Paris, 1615, page 936)]. Il mourut au mois d’octobre 1581. [Il étoit fils de Jean de Kervéno, seigneur de Kervéno, commandant le ban et arrière ban du diocèze de Vannes, et de Françoise de Ploeuc. Ses armes d’azur à dix étoiles d’argent posées 4, 3, 2 et 1.]

Vincent de Kerveno épousa Julienne de Coëtquen, fille de François et de Françoise de Malestroit. Il acquit la seigneurie du Houlle en Pluméliau et en habitait déjà le château le 11 août 1566 lorsque cette terre lui fut vendue par François du Houlle, seigneur de Vaugellart, de Châtillon et de Launay, qui demeurait au manoir de Launay, diocèse de Nantes. Il avait également acheté en 1562 d’Henri de Rohan pour la somme de 62.000 livres la terre et seigneurie de Baud, qui fut érigée pour lui en baronnie par Henri III au mois de février 1577, avec les terres de Kerveno, Menéguen et Penveheguen.

Georges de Kerveno, fils du précédent, épousa Suzanne du Fou, fille unique et héritière du baron de Noïan et de Jeanne de Maillé. Il est rappelé, ainsi que Jean son frère, par le roi Louis XIII avec la qualité de chevalier de nostre ordre, dans les lettres patentes d’érection en marquisat de la terre et baronnie de Baud, accordées au mois de juin 1623 à son fils, François de Kerveno, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, mestre de camp d’un régiment de 1000 hommes de pied françois. « Les fidèles et signalés services que Vincent de Kerveno, premier baron dudit lieu, a rendus comme aussi ceux que Georges et Jean de Kerveno, ses enfans, tous deux chevaliers de nostre ordre, ont faits au feu roy Henry le Grand, nostre très honoré seigneur et père, que Dieu absolve, en sacrifiant leurs vies avec leurs biens pour la manutention de son autorité et de cet estat, ledit Georges de Querveno ayant esté tué à la tête de 100 chevau légers et de 200 arquebusers auxquels il commandait en une rencontre de l’armée espagnole près la ville d’Auray en 1592, après avoir quelque temps auparavant esté blessé à Redon, et depuis soutenu dans son château de Kerveno un siège de trois semaines contre feu nostre cousin le duc de Mercœur… » (copie prise sur l’original aux archives du château de Blein, Blancs-Manteaux). Jérôme d’Aradon fixe la date de la mort de Georges de Kerveno au 2 mai 1591. « Ledit jour le sieur de Kerveno fut tué auprès de Ponsal par les Espagnols. Dieu vueille luy faire pardon. Amen ».

Jean de Kerveno, frère de Georges, est qualifié chevalier de nostre ordre par Louis XIII dans les lettres précédentes, qui nous apprennent également qu’il fut tué au siège de Lamballe en 1591, « estant des premiers et plus avancés à l’assaut qui se donna à ladite ville… » (copie prise sur l’original aux archives du château de Blein, Blancs-Manteaux).

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Réformation de la noblesse (1668-1671)

Evènement (2 notices)

  • Arrêt de maintenue en la Chambre : mercredi 12 décembre 1668 (2 notices).
    • Archives départementales du Morbihan, 1 J 1003, "Livre du Botcol", p. 84 .
    • Archives départementales du Finistère, 32 J 2, "Livre de Kerézellec", p.33 .