Famille de Kersauson

Extrait

Chevaliers de Saint-Michel

Tanguy, sire de Kersauson, seigneur de Rosarnou, de Lesplougoulin, de Coëtmeret, de Coëleguer et de Kerguelen, mourut dans l’intervalle du mois de mars 1589 à celuy de may 1590. Ce doit être luy que l’on trouve qualifié chevalier de l’ordre de Sa Majesté dans un ordre que luy donna le baron de la Hunaudaye, le 13 may 1585, pour convoquer le ban et arrière ban du diocèze de Léon, en l’absence du marquis de la Roche. Ce doit être pareillement à luy sous la dénomination de M. de Kersauson, chevalier de l’ordre de Saint-Michel, que sont adressées deux lettres en date des 31 mars 1585 et 22 may 1586 que luy écrivit le roy Henry III [(arrêt de la Chambre de réformation de la noblesse de Bretagne rendu en faveur de cette maison le 26 mars 1669)], par la première desquelles ce monarque l’exhorte à demeurer toujours attaché à son service et d’y maintenir ses amis pour les empêcher de se livrer à d’autres partis ; et par la seconde il le prie de luy envoyer des levriers et des levrettes, les plus beaux, grands et les plus forts qu’il pourroit trouver. [Il étoit fils de Rolland, sire de Kersauzon, et de Louise de Launay. Ses armes de gueules à un fermail d’argent.]

Tanguy de Kersauson, qualifié du titre de seigneur de Coëtleguer comme fils aîné du vivant de son père, devint à la mort de celui-ci seigneur de Kersauson, chef de nom et d’armes de sa maison. Il épousa 1o Barbe Le Seneschal de Carcado qui lui apporta la vicomte de Maugrénieux ; 2o en 1579 Claude Le Ny, qui était fille de François Le Ny et de Françoise de Keranflech, seigneur et dame de Coëtelez. et mourut le 20 janvier 1591. Tanguy de Kersauson combattit pour la Ligue dans les guerres de religion. Il prit part en 1590 au siège du château de Kerouzéré sous les ordres de son cousin Jean de Goulaine, sire du Faouët. Après l’abjuration du roi Henri IV, il devint son chaud partisan ; et ce fut lui qui, sans la signer toutefois, détermina la capitulation des ligueurs de Léon en date du 8 août 1594. L’année suivante, Henri IV lui octroya des lettres patentes établissant un jour de marché par semaine et une foire par an au bourg de Saint-Gilles qui dépendait de la seigneurie de Kersauson, située dans la paroisse de Guiclan. Malgré l’opposition du duc de Rohan, prince de Léon, ces lettres patentes furent de nouveau confirmées au mois de mars 1602 à Paris. Ce ne fut pas la seule marque de faveur que Tanguy de Kersauson reçut du roi Henri IV. C’est ainsi que ce monarque l’autorisa par une lettre spéciale à faire la huée du loup et à faire porter une arquebuse par un des siens à la chasse au renard et aux oiseaux de rivière. Il mourut en 1599 et non entre 1589 et 1590, comme l’écrit d’Hozier.

Vincent de Kersauson, seigneur de Penhoët, qualifié chevalier de l’ordre du roy dans un acte du 4 juillet 1600, ne vivoit déjà plus en 1603. [Il étoit fils de François de Kersauson, seigneur de Penhoët, et de Marie de Kergadiou. Ses armes comme cy devant.]

Vincent-Gabriel de Kersauson, seigneur de Penhoët, Kervizelou, Kerverrien, Guermeur, Lavallot, etc., qualifié haut et puissant seigneur, épousa Marie du Drenec, fille de Gabriel du Drenec et de Marie de Portzmoguer.

L’acte où il est cité <i>chevalier de l’ordre du roy</i> est un partage du 4 juillet 1600 en sa faveur en sa qualité d’épouse de Claude de Penmarch, fille de Claude de Penmarch et Marie de Tuomelin, donné par Anne de Sanzay, acte lui-même cité dans l’arrêt de maintenue de noblesse de Vincent-Gabriel de Penmarch rendu par la Chambre de réformation de la noblesse en Bretagne le 9 juillet 1669 (Archives départementales du Finistère, 32J2, Chartrier de Kerezellec).

François, sire de Kersauson, seigneur de Rosnarou et de Kerguelen, vicomte de Maugremieu et de Coëtmeret, abbé de l’abbaye de Landevennec, gentilhomme ordinaire de la chambre du roy, capitaine de 100 hommes d’armes, et commandant le ban et arrière ban de l’évêché de Léon, fut admis à ce qu’il paroit, dans l’ordre de Saint-Michel sous le règne d’Henri IV qui luy donne la qualité de chevalier de son ordre dans des lettres du 7 may 1608. De plus on luy trouve celle de chevalier de l’ordre du roy dans plusieurs actes des 15 février 1601 [(titres de cette maison)], 30 avril 1603, 2 avril 1610 et 29 janvier 1613, ce dernier postérieur à sa mort. Il fut d’abord attaché au party du duc de Mercœur qui luy fit don le 5 juillet 1590 du revenu d’une année de la terre de Kermelec en considération de ses services lors des guerres civilles et des frais qu’il avoit faits pour le service de la Sainte-Union, et le nomma le même jour capitaine de 100 hommes d’armes montés à la légère. Mais il se soumit depuis au roy Henri IV qui luy écrivit le 25 août 1595 pour l’inviter de se trouver aux États de Bretagne. Il mourut en 1610. [Il étoit fils de Tanguy, sire de Kersauson, chevalier de l’ordre du roy, et de Barbe Le Sénéschal de Carcado. Ses armes comme cy devant.]

François de Kersauson fut l’un des signataires de la capitulation du Folgoët, que nous avons rappelée, et dont son père avait été le promoteur. Il fut créé chevalier de Saint-Michel vers 1595 et épousa 1o Ne… de Ploeuc, 4 fille de Vincent de Plœuc, chevalier de l'ordre du roi, et d’Anne du Chastel ; 2o le 14 février 1605 Suzanne de Guémadeuc, fille de Thomas, chevalier de l’ordre du roi, et de Jacqueline de Beaumanoir. Il en eut deux fils dont l’aîné François mourut jeune, et dont le cadet René Pierre fut tué au siège de Saint-Omer, en 1638. Après la mort de François en 1610, Suzanne de Guémadeuc se remaria 1o à Alain de Parcevaux, chevalier de l'ordre du roi, 2o à Jean de Kerliver.

Sébastien, baron de Kersauson, seigneur de Coatleguer, de Coatmeret et de Kerguelen, est qualifié chevalier de l’ordre du roi dans un acte du 17 septembre 1651 [(titres de cette maison). Il étoit fils de Louis de Kersauson, seigneur de Coatmeret, et de Claude de Kergorlay. Ses armes comme cy devant.]

Sébastien de Kersauson, petit-fils de François, chevalier de l’ordre du roi, et de sa seconde femme Claude Le Ny, mourut sans hoirs.

Prigent, marquis de Kersauson, seigneur de Coatleguer, de Coatmeret, de Kerguelen, de Kerbrat, de Kersaintgilly, de Prathougan et de Salles, est qualifié chevalier de l’ordre du roy dans un titre original du 6 juillet 1673 [(original, titres de cette famille). Il étoit fils de Louis de Kersauson, seigneur de Coarmeret, et de Claude de Kergorlay. Ses armes comme cy devant].

Prigent de Kersauson épousa Françoise Le Cozic de Kermellec, dame de la Forest en Plougonven, fille de Jean et de Gillette de Kerguilien. Il représenta sa branche à la réformation de la noblesse en 1669 ; il demeurait alors au manoir de Coatmeret en Lanhouarneau, fief qui lui venait de son arrière-grand-mère, Louise de Launay. Devenue veuve, Françoise Le Cozic se remaria à Germain de Talhouet, seigneur de Bonamour, président aux requêtes (articles dus à la commtmication de M. Joseph de Kersauson de Penandreff qui a bien voulu en puiser les renseignements dans une importante histoire généalogique de la maison de Kersauson dont il est l’auteur, et dont nous sommes heureux d’annoncer la prochaine publication).

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Références

Arrêt de maintenue de Prigent de Kersauson, chevalier, seigneur de Coatmeret, le 26 mars 1669 : Tudchentil.
Arrêt de maintenue de Joseph et Tanguy de Kersauson, le 12 juin 1669 : Tudchentil.

Réformation de la noblesse (1668-1671)

Evènements (3 notices)

  • Arrêt de maintenue en la Chambre : mardi 26 mars 1669 (2 notices).
    • Archives départementales du Morbihan, 1 J 1003, "Livre du Botcol", p. 179 .
    • Archives départementales du Finistère, 32 J 2, "Livre de Kerézellec", p. 32 .
  • Arrêt de maintenue en la Chambre : mercredi 12 juin 1669 (2 notices).
    • Archives départementales du Morbihan, 1 J 1003, "Livre du Botcol", p. 300 .
    • Archives départementales du Finistère, 32 J 2, "Livre de Kerézellec", p. 32 .