Famille d’Espinay

Extrait

Chevaliers de Saint-Michel

Jean, sire et marquis d’Espinay, comte de Duretal, et en partie de Rochefort et de la Rocheguyon, baron de Mathefelon, vicomte de Blaison, seigneur de Segré, d’Escutes, de Sauldecourt, de Sérigné, de Bretignolles, d’Estiau, de Maumusson, de Lezigné, de la Vaizouzière, de Bouëré, et de la Chapelle-Saint-Lau, chambellan et gentilhomme ordinaire de la chambre du roy, capitaine de 50 hommes d’armes de ses ordonnances, sénéchal de Castres et d’Albigeois, admis dans l’ordre de Saint-Michel sous Charles IX, est qualifié chevalier de l’ordre du roy dans une montre du 26 septembre 1569 [(original, Bibliothèque du roy)], et dans un acte encor du 7 février 1574. Le roy Henry II l’admit au nombre de ses chambellans ; et ce monarque luy donna une compagnie de 100 chevaux legers à la tête de laquelle il servit dans les guerres contre l’empereur Charles V, au camp d’Amiens, au voyage d’Allemagne, au duché du Luxembourg, au siège de Thionville, et dans le pays Messin. On le trouve compris depuis l’an 1559 dans les états des gentilshommes de la chambre du roy. Il fut nommé le 17 septembre 1569 lieutenant de la compagnie de cent hommes d’armes du maréchal de Vieillevigne qu’il avoit conduite à la bataille de Saint-Denis en 1567, et se trouva en ladite année 1569 aux batailles de Jarnac et de Montcontour. Il obtint ensuitte une compagnie de 50 hommes d’armes et des lettres d’érection de sa terre d’Espinay en marquisat. Du Paz, dans son Histoire des maisons illustres de Bretagne imprimé à Paris en 1619, dit qu’il « employa sa jeunesse… en partie à l’étude où il appliqua si bien son esprit qu’il devint fort éloquent, et, en outre, voulut gouster de la philosophie, où il profita en telle sorte qu’il rendoit estonnez les plus versez en ceste science ; et avoit si bien étudié et la mémoire si heureuse que, encor après avoir quitté l’académie de l’Université, et suivi, par l’espace de trente ans, celle de Mars, néantmoins sur ces dernières années qu’il se remit à la lecture des livres, les hommes doctes qui l’approchoient estoient esmerveillez de son éloquence et de sa subtilité en la philosophie etc., il étoit, continue cet historien, fort élégant latin, théologien du plus profond…, fort bon astrologue et géométricien…, amateur de justice et de vérité…, ne vousloit jamais voir un flateur ny menteur, …, sa maison a tousjours esté une vraye eschelle de toutes vertus…, il a tousjours esté accompagné d’une grande charité et libéralité…, bref tout ce qu’on sauroit penser et désirer de louable en un cœur du tout noble, estoit en celuy de ce généreux seigneur, la mort duquel a apporté tant de regrets et de douleurs à ceux qui l’ont cogneu.., car ce bel esprit digne d’immortalité, la douceur, l’honneur, la courtoisie, la justice, la libéralité et la bonté semblent être esteintes par son décès, lequel a été déplorable aux siens, domageable au pays, fascheux à supporter à tous gens de bien et d’honneur, la province de Bretagne ayant perdu en un an quatre de ses vraies bases et pilliers, estant morts trois frères de cette maison, etc. ». Le marquis d’Espinay mourut en 1591 âgé de 63 ans. [Il étoit fils de Guy d’Espinay, sire d’Espinay, et de Louise de Goulaines. Ses armes d’argent au lyon rampant de gueules coupé de sinople, armé, couronné et langué d’or.]

Jean d’Espinay épousa Marguerite de Scepeaux, fille de François de Scepeaux, seigneur de Vieilleville, maréchal de France, et de Renée Le Roux de la Roche des Aubiers (du Paz).

Antoine d’Espinay, seigneur de Broons, [de Saint-Michel, du Bois de Challain et de la Gérardion,] baron du Mollay, capitaine de 50 hommes d’armes des ordonnances du roy, gentilhomme ordinaire de la chambre de Sa Majesté depuis 1570 [d’après les états de 1570 à 1575] et gouverneur de Dol en Bretagne, fut élevé page du roy Henry II, étant enseigne du vicomte de Martigues, il se trouva aux batailles de Saint-Denis en 1567, de Jarnac et de Montcontour, en 1569. Il fut depuis maréchal pour l’Union en Bretagne après la mort d’Henry III, et se signala par ses belles actions dans les guerres qu’on fit aux hérétiques, où il eut l’honneur de commander après le duc de Mercœur, dont il étoit lieutenant de la compagnie de cent hommes d’armes. En 1591 il étoit gouverneur de Dol, et le 7 janvier de cette année, il sortit de cette ville avec quelques troupes, et alla charger l’armée du comte de Montgommery et du capitaine de Lorges, qui fut tué dans le combat. Le seigneur de Broons y reçut une blessure mortelle ; et après avoir gagné le champ de bataille, il mourut pendant qu’on le transportoit à Dol. Il avoit été admis dans l’ordre de Saint-Michel sous le règne de Charles IX ; et on luy trouve déjà la qualité de chevalier de l’ordre du roy dans un acte du 27 juillet 1573 [et encor celle de noble et puissant (titres de la maison de Beaucé en Bretagne). Il étoit fils de Guy d’Espinay, seigneur d’Espinay et de Broon, et de Louise de Goulaines. Ses armes d’argent au lyon rampant de gueules coupé de sinople, couronné, onglé et lampassé de gueules].

Antoine d’Espinay épousa 1o en 1556 Renée Hérisson, dame de Beaumont, fille de Thomas et de Gillette de Beaumont ; 2o Jeanne de Scepeaux, fille puînée du maréchal de Vieilleville (du Paz).

Louis d’Espinay, marquis de Vaucouleurs, seigneur de la Marche, admis dans l’ordre de Saint-Michel vers le règne de Charles IX, est qualifié chevalier de l’ordre du roy dans l’Histoire des maisons illustres de Bretagne par du Paz imprimé à Paris en 1691, ainsi que dans le Recueil manuscrit des chevaliers de Saint-Michel fait en 1620 par Pierre d’Hozier, gentilhomme ordinaire de la maison du roy (Bibliothèque du roy). Il fut, au rapport de du Paz, « un seigneur fort sage et vertueux, adroit aux armes, homme fort pieux et débonnaire, qui se montra fort charitable pendant les misérables guerres de l’Union, ayant employé ses biens et mis au hasard sa vie pour la conservation de ses sujets et de tout son pays, etc. ». [Il étoit fils de Guy d’Espinay, seigneur d’Espinay, et de Louise de Goulaines. Ses armes d’argent au lyon de gueules coupé de sinople, armé et langué d’or.]

Louis d’Espinay. second fils de Guy et de Louise de Goulaines, reçut le collier de Saint-Michel des mains de Jean, son frère aîné. Les lettres du roi lui annonçant son admission dans l’Ordre sont du 3 juillet 1570 (Blancs-Manteaux). Il épousa Anne de Guité, dame de Vaucouleurs, fille de Gui et de Jacquemine de Boisriou. Il eut encore deux autres femmes dont la première était douairière de Colombière, et la seconde inconnue des auteurs généalogistes. Il mourut à Plumaugat en 1600 (Du Paz).

Claude, marquis d’Espinay, comte de Duretal, seigneur de Segré, etc., conseiller chambellan et gentilhomme ordinaire de la chambre du roy [Henry III] portant la clef d’or, maréchal de ses camps et armées, et capitaine de 50 hommes d’armes de ses ordonnances, est qualifié chevalier de l’ordre du roy dans l’état des gentilshommes de la chambre de Sa Majesté de l’an 1580 [(original, chambre des comptes de Paris)] et dans un dénombrement qu’on luy donna le 11 juillet 1584 [(titres de messieurs de Norrigier de Saint-Aulayne)]. Il fut élevé enfant d’honneur des roys Charles IX et Henry III ; et on le trouve compris dans les états des gentilshommes de la chambre depuis 1566. Il fut blessé en 1569 à la bataille de Montcontour, où il servoit comme guidon de la compagnie des gendarmes du maréchal de Vieilleville, son ayeul maternel ; et il n’étoit alors âgé que de 17 ans. Il mourut après l’an 1584 et non en 1578, comme le dit du Paz dans son Histoire des maisons illustres de Bretagne. [Il étoit fils de Jean, marquis d’Espinay, chevalier de l’ordre du roy, et de Margueritte de Scepeaux, fille du marechal de Vieilleville. Ses armes comme cy devant.]

Claude d’Espinay épousa Françoise de la Rochefoucault, fille de Charles, et de Françoise Chabot (Du Paz).

François d’Espinay, seigneur et baron de Broons, de Longaunay, de la Grand-Bouexière, de Beaumont et de Mollay, qualifié chevalier de l’ordre dans un acte du 13 février 1598 [(original, titres de la maison de Bricqueville de la Luzerne)] et chevalier de l’ordre du roi dans un autre de la même datte, ne vivoit déjà plus en 1602. [Il étoit fils d’Antoine d’Espinay, seigneur de Broon, chevalier de l’ordre du roy, et de Renée Herisson. Mêmes armes que son pere.]

François d’Espinay épousa le 23 janvier 1594 Sylvie de Rohan, fille de Louis, prince de Guémené, chevalier de l’ordre du roi, et de Léonor de Rohan (Du Paz).

Charles d’Espinay, marquis de Vaucouleurs, seigneur de la Garenne, de la Rivière d’Yvignac, de Plumaugat, de la Chèze et de Treheux, gentilhomme ordinaire de la chambre du roy, est qualifié chevalier de l’ordre du roy dans un acte du 30 janvier 1610 scellé de son sceau entouré du collier de l’ordre de Saint-Michel [(original, titres de messieurs de Menon de Turbilly). Il étoit fils de Louis d’Espinay, marquis de Vauxcouleur, chevalier de l’ordre du roy, et d’Anne de Guitté, dame de Vauxcouleurs. Mêmes armes que son pere].

Charles d’Espinay épousa en octobre 1600 Marie de Chaunay, fille de la maison de Cheronne au Maine (Du Paz).

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Réformation de la noblesse (1668-1671)

Evènements (7 notices)

  • Comparution : lundi 5 novembre 1668 (1 notice). Pour Philippe Emmanuel d'Espinay, sieur de Broons.
    • Bibliothèque de Rennes Métropole, Ms 510-515, Ms510, folios 169-169v .
  • Arrêt de maintenue en la Chambre : mercredi 2 janvier 1669 (3 notices). Pour Philippe Emmanuel d'Espinay, sieur de Broons.
    • Archives départementales du Morbihan, 1 J 1003, "Livre du Botcol", p. 104 .
    • Archives départementales du Finistère, 32 J 2, "Livre de Kerézellec", p. 19 .
    • Bibliothèque de Rennes Métropole, Ms 510-515, Ms510, folios 169-169v .
  • Comparution : lundi 13 mai 1669 (1 notice).
    • Bibliothèque de Rennes Métropole, Ms 516, p. 138-139 .
  • Arrêt de maintenue en la Chambre : jeudi 21 août 1670 (3 notices).
    • Archives départementales du Morbihan, 1 J 1003, "Livre du Botcol", p. 507 .
    • Archives départementales du Finistère, 32 J 2, "Livre de Kerézellec", p. 19 .
    • Bibliothèque de Rennes Métropole, Ms 516, p. 138-139 .
  • Comparution : jeudi 18 décembre 1670 (1 notice). Pour Urbain d'Espinay, son frère juveigneur et son petit-fils.
    • Bibliothèque de Rennes Métropole, Ms 516, p. 464-466 .
  • Arrêt de maintenue en la Chambre : vendredi 20 mars 1671 (2 notices). Pour Urbain d'Espinay, son frère juveigneur et son petit-fils.
    • Archives départementales du Morbihan, 1 J 1003, "Livre du Botcol", p. 603 .
    • Bibliothèque de Rennes Métropole, Ms 516, p. 464-466 .