Famille de Cambout

Extrait

Chevaliers de Saint-Michel

René du Cambout, seigneur du Cambout, du Chef du Bois et de Blais, capitaine de 50 hommes d’armes des ordonnances du roy, conseiller en son Conseil Privé, Grand Veneur et Grand Maitre des Eaux et Forets de Bretagne et commandant l’arrière-ban des évêchés de Saint-Brieuc et de Nantes, vint trouver le roy Henry II en 1556 à Châtillon-sur-Loing pour affaires relatives à son service, et se distingua dans les guerres de son temps. Il mourut au moins de mars 1577. Il dut être admis dans l’ordre de Saint-Michel au commencement du règne de Charles IX puisque François du Cambout son fils y fut reçu en 1568. On ne le trouve cependant qualifié chevalier de l’ordre du roi que dans un acte du 22 juin 1570 [(titres de cette maison). Il étoit fils d’Alain du Cambout, seigneur du Cambout et de Blais, capitaine de la tour de Cesson, et de Jaquemine Madeuc. Ses armes de gueules à 3 fasces échiquetées d’azur et d’argent de deux traits chacune].

René du Cambout épousa Françoise Baye, dame de Coislin et de Merionec, fille de François, seigneur de Merionec, et de Jeanne Chauvin, dame de Coislin.

François du Cambout, seigneur du Cambout, de Coislin, de Mérionne, du Chef du Bois, de Beçay, etc., baron de Pontchâteau, conseiller du roy en son Conseil Privé, gentilhomme ordinaire de sa chambre portant la clef d’or d’après les états de 1581, 1582 et 1583, chambellan ordinaire de François, duc d’Anjou et d’Alençon, Grand Veneur et général réformateur des Eaux et Forets de Bretagne, et gouverneur de Nantes, nommé chevalier de l’ordre de Saint-Michel le 9 septembre 1568, et reçut le collier des mains de M. de Chavigny, chevalier dudit ordre [(titres de cette maison)]. Il servit fidellement les roys Charles IX et Henry III, et mourut agé de 83 ans le 12 octobre 1625. [Il étoit fils de René du Cambout, seigneur du Cambout, chevalier de l’ordre du roy, et de Françoise Baye, dame de Coislin. Ses armes de gueules à 3 fasces échiquetées d’azur et d’argent de deux traits de même.]

François du Cambout épousa Louise du Plessis, dame de Beçay, fille de Louis, seigneur de Richelieu, et de Françoise de Rochechouart. Les lettres de Charles IX lui notifiant son élection dans l’ordre et l’instruction à M. de Chavigny pour le recevoir se trouvent aux Archives de la Loire-Inférieure (E 705).

Charles du Cambout, son fils aîné, n’est pas mentionné par d’Hozier, parce que ce dernier dut penser qu’il ne reçut l’ordre de Saint-Michel qu’à l’occasion de son admission dans l’ordre du Saint-Esprit ; mais s’il faut en croire les auteurs de la nouvelle édition du Dictionnaire d’Ogée, Charles du Cambout, avant d’être honoré de cette dernière distinction, aurait fait partie de l’ordre du roi. Nous lisons en effet dans le Dictionnaire géographique de Bretagne que les armes de Charles du Cambout, gouverneur de Brest et de Nantes, se voient au-dessous de celles du roi, avec le collier de Saint-Michel, à l’angle saillant du ravelin qui couvre la porte du château de Brest. Charles du Cambout, conseiller au conseil d’État et privé, lieutenant général pour le roi en Basse-Bretagne, fut créé chevalier du Saint-Esprit en 1633. Il épousa 1o Philippes de Beurges, dame de Seury en Lorraine et de la Mogulaye en Bretagne, fille unique de Charles, gouverneur de Nomeny, et de Jeanne de Lescoet, dame de la Mogulaye ; 2o Lucrèce de Quinquempoix, fille d’Henry, comte de Vignory, et d’Hélène de Clermont d’Amboise. Il était par sa mère cousin germain du cardinal de Richelieu.

Louis du Cambout, seigneur de Beçay [ou de Bressay], gouverneur des isles d’Oleron, est qualifié chevalier de l’ordre du roy dans un acte du 24 février 1609 [(titres de la maison du Puy du Fou)]. Il vivoit encor en 1629. [Il étoit fils de François du Cambout, seigneur du Cambout et de Coislin, chevalier de l’ordre du roy, et de Louise du Plessis Richelieu, tante du cardinal de Richelieu. Ses armes comme cy devant.]

Louis du Cambout figurait en 1598, sur le rôle de la compagnie d’hommes d’armes du duc de Vendôme, dont Gabriel de Goulaine était lieutenant. Il épousa 1o Gilberte du Puy du Fou, veuve de Philippe de Chasteaubriand, chevalier de l'ordre du roi, et fille de René du Puy du Fou, chevalier de l'ordre du roi, et de Catherine de la Rochefoucault ; 2o Renée Arrel, dame de Kermarker, veuve de Jean Guéguen, seigneur de la Grandville, et de Jean Budes, seigneur de la Courbe, oncle du maréchal de Guébriant.

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Réformation de la noblesse (1668-1671)

Evènement (2 notices)

  • Arrêt de maintenue en la Chambre : mardi 13 août 1669 (2 notices).
    • Archives départementales du Morbihan, 1 J 1003, "Livre du Botcol", p. 388 .
    • Archives départementales du Finistère, 32 J 2, "Livre de Kerézellec", p. 18 .